Les Etangs de Baignade et de Pêche des Prés Naiteaux

Un Site de Loisirs bucolique et appaisant


Baignade à l'Aire des Prés Naiteaux surveillée

  • du  6 juillet au 25 Aout de 14h à 19h du mardi au dimanche

Pêche autorisée



  • du dernier dimanche d'Avril à Fin Juin : les samedis, dimanches, lundis, mercredis et jours fériés.
  • du 1er juillet au 1er novembre tous les jours sauf le jeudi.



Eglise Paroissiale St Hilaire


Histoire et dates importantes

En 1904, la municipalité décide de construire l'église actuelle au centre du bourg. Le projet est réalisé, de 1905 à 1908, par Lagaury et Libaudière, architectes à Nantes. Elle est consacrée le 5 janvier 1908.
Cette église à nef unique, transept, abside et absidioles est de style ogival.
Des vitraux représentent pour l'un Bertrand de Got archevêque de Bordeaux, pour d'autres des scènes des guerres de Vendée. Un de ces vitraux, réalisé par le maître verrier angevin Clames, a été déclaré monument historique en 1989. Il illustre le massacre de la Croix des Martyrs. Il fut commandé en 1909 par l'Abbé Gélineau, arrière-petit fils de Marie Clémot, sauvée du massacre.

Ses 100 ans d'existence ont été commémorés en septembre 2007. Une messe a été célébrée en présence du vicaire épiscopal. Voir documents joints...
Depuis 2009, le conseil municipal entame une restauration extérieure divisée en 7 tranches. Cette restauration porte essentiellement sur les murs extérieurs avec le changement de pierres de tuffe détériorées, sur la couverture d'ardoises, et sur la protection des vitraux, et sur l'accessibilité.
Budget alloué : 730 000.00 euros

Une inauguration a eu lieu le Vendredi 26 mai 2017 avec la venue de l'ensemble vocal du conservatoire de Sarreguemines (57).



Des Vitraux Classés

Explication des vitraux - Ecrits - Parchemins sous les vitraux
 
En l'an 1305, de février à juin Bertrand de Got, Archevêque de Bordeaux visitait le diocèse de Poitiers, le 9 mars, le dit seigneur, venant de Concourson serait allé au Prieuré de Mont des églises, "MONTILLIERS" couche en ce lieu avec son train, le lendemain aurait prêché en cette église, il fut élu Pape sous le nom de CLEMENT V,  le 5 juin 1305.
 
Le 30 mars de l'an 1023, Robert le Pieux, revenant de Bretagne avait offert à Saint Florent de Saumur le lieu de Montilliers, à ce que les moines y construisent un oratoire à l'honneur de Saint Hilaire évêque autorisé par Foulque d'Anjou son suzerain, Sigbrand, seigneur de Passavant, fit sa donation à l'abbé Frédéric en 1026.

Cette église dont la construction a été préparée par Mr Angebault, commencée par Mr Martin et achevée par Coutelleau, est due à la générosité de Melle Augustine Humeau, des prêtes et des habitants de Montilliers, Monseigneur Rumeau l'a bénite le 5 janvier 1908.
 
Les habitants de Montilliers sont venus en pélerinage à Béhuard 3 fois à pied pendant la guerre 14-18 et une fois après la guerre en action de grâce le 15 septembre 1919 "25 ans de sacerdoce 1927 Grangereau".
 
Le 5 avril 1794 22 femmes et enfants pris par les bleus dans les bois des Marchais et ramenés au camp de Montilliers sont fusillés au Moulin de la Reine 2 soldats ont demandé 2 enfants sous prétexte de les garder à leur service ainsi fut sauvée Marie Clémot mon arrière grand'mère. "En souvenir J.Gelineau 1909"
 
Joseph Auguste Raison né à est Fontenay "Vendée" Le 7 mars 1750 Curé de Montilliers, refusa le serment de 1790 et fut déporté en Espagne en 1792-en 1800 ses paroissiens firent une pétition au ministre de la justice, accordé par le 1er consul son retour en 1801 fut triomphal il mourut le 21 décembre 1809.



Les Cloches

Ces cloches ont une éloquente et longue histoire, puisqu'elles furent déplacées trois fois.
Elles annoncent les offices dans l'église St Hilaire, elles furent remisées dans l'église provisoire, puis elles viendront présider les cérémonies de la nouvelle église, laquelle sera également dédiée au Grand St Hilaire de Poitiers.

La première cloche, "Marie-Pauline-Georgette" a pour parrain, le comte HECTOR, Maire de Montilliers, et pour marraine, Marie-Pauline Georgette de Vezins, baronne de Romans.
La seconde, "Guillaume-Marie-Joséphine" a pour parrain Mr Guillaume Clodom La Fourcade et pour Marraine Melle Augustine Humeau.

La troisième cloche, "Marie-Thérèse-Agnès-Gabrielle" a pour parrain Mr Désiré-Pascal Tirot et pour marraine Mme Eulalie Desmarquais, épouse de Mr Pascal Tirot.
La quatrième Cloche, "Joséphine-Augustine" a pour parrain Mr Augustin Gélineau, président du Conseil de fabrique et pour marraine Mme Marie-Joséphine Chauvigné, épouse de Mr Louis Guibert.
Les cloches paroissiales furent électrifiées le 5 mars 1959.



Château de Tirpoil

Propriété privée appartenant à Melle Régine MANCEAU, depuis mai 2008, renommée par ses soins "Le Château d'Atena de Tirpoil", elle a toute une histoire. (voir ci-après un résumé ou le document joint plus détaillé).

La Maison Forte de TIRPOIL, la Propriété de TIRPOIL, les Bois de TIRPOIL, le Château de TIRPOIL, TIRPOIL !!!

Ce nom peut prêter à sourire, quelle en est donc la définition ? .../...
 
.../... On trouve des traces de la Maison Forte de TIRPOIL dès le XIème siècle. La terre relevait du DOMINEAU de St Hilaire du Bois, c'est la famille HECTOR, dont on trouve aussi des traces dans le Bas Poitou qui depuis cette époque a toujours habité ces lieux jusqu'en 1884, date du dernier descendant direct, le Comte Georges HECTOR.
La famille HECTOR aura habité et été le maître de TIRPOIL pendant plus de sept siècles .../... 
Pauline était mariée avec Philippe Joseph LECLERC de la FERRIERE Baron de VEZINS, elle sera d'ailleurs la dernière Baronne de VEZINS. Elle a 2 fils qui sont célibataires, et une fille Georgette mariée avec le Baron Charles Ferdinand Hippolyte de ROMANS, né au château de FLINES à MARTIGNE BRIAND. En 1884, au décès du Comte HECTOR son oncle, Georgette qui hérite plus particulièrement de TIRPOIL est déjà veuve avec 4 enfants, le Baron Charles de ROMANS est décédé dès 1883 à l'âge de 47 ans. C'est elle qui vendra habiter TIRPOIL, bien qu'elle ait aussi une résidence à ANGERS, 6 rue Paul Bert.../... 
.../... Quant au Baron Jean de ROMANS, sa mère Georgette étant décédée en 1903, il vendra TIRPOIL, la propriété familiale en 1905. Désormais ce ne sera plus des familles de nobles qui habiteront TIRPOIL. Dans la famille de ROMANS, l'un des fils de Charles et de Georgette, Georges est un aventurier qui parcourt le monde. Lors d'un voyage d'exploration, il traverse l'Afrique du Sud au Nord avec de nombreuses aventures, lors d'un voyage il séjourna sur l'île de ZANZIBAR.
 Faut-il y voir un lien quand on sait que les futurs propriétaires de TIRPOIL, Mrs BOUIN et REGOUIN ont séjourné dans cette région d'Afrique. Ces gens étaient des colons partis en Afrique aux grands moments de la colonisation, Mr REGOUIN était avocat avant son départ de FRANCE. Il semble que les raisons qui ont motivé leur départ vers l'Afrique soient mystérieuses. Ils créeront entre autres des factoreries et commerceront dans l'ensemble des îles COMORES, dans l'île de ZANZIBAR, et sur la côte Africaine, ils feront le commerce de l'or, des bois précieux, de la vanille etc., aidés par une main d'oeuvres qui ne leur coûtait sans doute pas très cher. Ils habiteront TIRPOIL plusieurs années après l'avoir acheté car ils rénoveront, embelliront la propriété avec un luxe très important entre 1906 et 1914 et même au-delà.  .../... 
.../... Ces deux célibataires étaient vraiment très unis et se complétaient. Mr REGOUIN était le patron incontesté, Mr BOUIN son lieutenant et son bras droit. Après la mort de Mr REGOUIN, en 1933 Mr BOUIN allait tous les jours porter un bouquet de fleurs sur sa tombe au cimetière du Père Lachaise à Paris.
 
Pendant cette période de 1905 à 1931, TIRPOIL déploie un faste et un luxe extraordinaire, une propriété totalement rénovée ; un train de vie avec de gros moyens financiers, une domesticité importante avec un va-et-vient de gens de couleur qui viennent rendre compte de leur gestion des lointaines îles COMORES dirigée par un neveu de Mr BOUIN : Mr PALMER. .../... Les personnes de couleur n'étaient pas très fréquentes à MONTILLIERS à cette époque. Ils ont des largesses importantes pour l'église nouvelle qui est en construction à MONTILLIERS..../...
.../... Toute cette organisation matérielle est orchestrée par Mr BOUIN qui garde aussi jalousement la propriété. Il faut montrer patte blanche pour entrer et les enfants de TIRPOIL et des environs qui bravent les interdits se font souvent rabrouer, pour se venger, ils surnomment Mr BOUIN "tonton Georges"..../...
 En 1932, c'est Mr Jean MONNIER notable des Deux-Sèvres, maire de la COUDRE près d'ARGENTON-CHATEAU, qui achète la propriété de TIRPOIL, pour sa fille LOUISE mariée avec Mr RAMPILLON des MAGNILS. Ce titre des MAGNILS n'est pas nobiliaire, Mr RAMPILLON est né au MAGNILS-REGNIER qui est une petite commune de VENDEE près de LUCON. Personnellement, j'ai assez bien connu ce Monsieur ainsi que Madame RAMPILLON..../...
 
.../...Mr RAMPILLON a été maire de MONTILLIERS de 1947 à 1962, il a démissionné après la mort de son épouse et TIRPOIL déclinera jusqu'à sa mort en 1971. A ceux qui lui disait d'entretenir et de réparer la propriété, tout au moins les choses urgentes, il répondait invariablement : "Je ne suis pas chez moi". Il n'était qu'un usufruitier de la propriété de son épouse et les familles RAMPILLON et MONIER futurs héritiers ne s'entendaient pas.
 
 Nos deux familles réunies en copropriété : Mr et Mme BEAUMONT Jean HUDON  et Mr et Mme BEAUMONT Louis PELTIER avons acheté TIRPOIL en 1972 aux 2 neveux de Mme RAMPILLON, Mrs Jean MONIER de NANTES et Mr Henri MONIER de La Coudre. (Deux-Sèvres) .../...
.../... La propriété qui du temps des HECTOR faisait plus de 400 hectares a constamment diminué au cours des héritages et des ventes successives. .../....Au XIIème siècle, La Maison Forte de TIRPOIL devait être un corps de logis fortifié défensivement où les habitants et le voisinage se retranchaient en cas de danger extérieur. Au cours des années, les constructions et les murs seront entourés de douves et de fossés perfectionnant les systèmes de défenses.../...   
               .../...  L'histoire de cette propriété de TIRPOIL, malgré mes recherches, n'est certainement pas complète. Il reste encore des zones d'ombres et certains aspects demandent à être davantage étudiés. Bien du travail reste à faire et beaucoup de temps à consacrer, pour rechercher l'histoire des gens et des pierres. Puis, matériellement, il faudra toujours entretenir et réparer afin que TIRPOIL continue d'exister. Sans les importants travaux fait au début du 20ème siècle, TIRPOIL serait peut être tombé comme le château de la GAUCHERIE, qui lui avait été construit en 1852, 10 ans après TIRPOIL et démoli quelques décennies plus tard, comme tant d'autres. Cela aurait été dommage pour le patrimoine architectural de MONTILLIERS et de notre ANJOU.
Etude refaite à l'occasion de la journée du patrimoine de MONTILLIERS le 18 juin 2000

Louis BEAUMONT


Le Prieuré

"Je vais au Prieuré" le berceau historique......

Aucun autre endroit de Montilliers, pas même le château de Tirpoil, n'a exercé autant d'influence sur la vie des habitants. Qu'on en juge. "Je vais au Prieuré, à la Maison de Retraite, à la vieille église, à l'école..." Toutes les expressions désignent en fait le même quadrilatère hautement symbolique d'un dynamisme passé et présent  d'un lieu qui fut au début du XXème siècle encore un centre avec son église paroissiale, son école communale et privée, sa place du village, point d'aboutissement d'une rue bien éteinte aujourd'hui, mais très active alors avec ses multiples ateliers d'artisans  et commerces en tous genres.
En quelque sorte ce lieu est aussi une synthèse de l'histoire événementielle de la commune (son origine et ses grandes dates), de ses évolutions sociologiques (centre actif malgré le nouveau centre, évolution de l'urbanisation,) et des âges de la vie (école, maison de retraite) toujours actuel aujourd'hui avec l'inter génération (école, restaurant scolaire, ehpad).
 Le Prieuré avait à l'époque une fonction sociale : politique, sanitaire, scolaire.
Nous l'avons dit, l'église est un lieu de rassemblement pour le culte, bien sûr, mais aussi pour la vie civique. Avant que n'existent les communes et leurs mairies, c'est là en effet qu'ont lieu les grands débats où sont prises les grandes décisions de la paroisse.
Ainsi en 1700, on choisit dans la galerie à l'appel de la cloche, un collecteur de gabelle ou en 1787 les édiles municipaux, un syndic...
Par ailleurs, depuis cet hospice de 17 chambres, fondé par Françoise-Rose-Perrine HUVELIN du VIVIER et le curé RAISON au tout début du XIXème siècle en 1803, développé et animé par les soeurs de Saint-Charles à partir de 1826, agrandi et restauré en 1973, avant d'être modernisé et totalement reconstruite en 1995. Ce lieu perpétue une vocation sanitaire au service des malades ou des anciens.
Enfin, ce lieu garde aussi une forte tradition scolaire.
Initiative en 1803 : c'est en effet dans ces murs qu'eurent lieu les premiers cours de Mademoiselle HUVELIN.
la querelle républicaine : plus tard, les effets des lois laïques de Jules Ferry imposèrent la Communale des Garçons aujourd'hui désaffectée juste de l'autre côté de la rue (1882) ; avant que Monseigneur Freppel ne vienne bénir dans l'enceinte même du Prieuré la première pierre de l'école des filles (30 septembre 1887). L'école St Louis.
la mixité : Aujourd'hui, comme pour perpétuer cette longue tradition, c'est en ce lieu qui abrite le regroupement de l'école St Louis des filles et de l'école St Joseph des garçons.


Le Lavoir "La Fontaine"

Le Lavoir est construit en 1838 (n'existe pas sur le plan cadastral de 1838) et 1875, porte la date, d'après l'inscription du lavoir :
"RECONNAISSANCE A Mr LE COMTE HECTOR PAR LES LAVEUSES DE MONTILLIERS  POUR CETTE OUVERTURE QU'IL A PAYE EN 1875"

Il est situé Route d'Angers au lieu-dit la Fontaine, direction de Vihiers. Il a été réaménagé en 2015 avec de nouvelles plantations d'arbres, l'installation de tables et jeux de pétanques. Lieu idéal pour un pique-nique au calme. 

Un accès piétonnier peut être emprunté par le lotissement de "La Fontaine".


La Croix des Martyrs

La Croix de Chemin dite "Croix des Martyrs" du 1er quart du 20ème siècle avec inscription :
"A NOS MARTYRS, FIDES, 5 AVRIL 1793 1795".
Située sur la rive droite du Lys dans le creux d'un vallon, entre Montilliers et Aubigné sur Layon.
Elle commémore un fait de la guerre de Vendée à Montilliers, à cet endroit 22 habitants (femmes et enfants) ont été ramenées du bois des Marchais (aujourd'hui entre Valanjou et Faveraye-Machelles) et ont été fusillés par les Bleus, les colonnes infernales vendéennes, le 5 Avril 1794. .
Seuls deux enfants ont été épargnés dont Marie Clémot âgée de 12 ans et son petit frère. Marie fut sauvée par M GAUDICHEAU, du Puy notre Dame et son frère par M. MERLET de Villeneuve à Martigné.
Ce massacre est relaté sur un vitrail classé de l'église St Hilaire de Montilliers
 
En fait ici, on peut voir plusieurs croix. Pourquoi ?
Il y a en eut une première, en bois, érigée en 1852, à la fin d'une mission puis une autre à côté en bois également.
Vers 1920, les propriétaires du Château de Tirpoil, Georges Bouin et Alfred Regouin, font remplacer la vieille croix en bois par un calvaire en béton.
Mais plus tard, en 1949, l'abbé Gélineau, en reconnaissance de la grâce accordée à son aïeule Marie Clémot, une autre croix a été placée dans le socle de l'ancienne croix en bois, trop pourrie pour être conservée.

La Source....

 
Au pied, une source jaillit.

Cette eau avait pour réputation de guérir les maladies des yeux.
Actuellement on pense qu'elle n'est pas potable... donc à éviter en usage interne...
 

Le Moulin La Reine : Lieu de triste mémoire depuis le 16 germinal de l'an II (5 avril 1794)

C'est ce samedi, veille du dimanche de la Passion, que vingt-deux femmes et enfants trouvés par les bleus dans le bois des Marchais sont ramenés vers le camp républicain situé au moulin (le Moulin Neuf actuellement). Mais arrivés au Moulin de la Reine. Ils en fusillent vingt. Dans l'église paroissiale, la verrière dite du Moulin de la Reine illustre l'évènement.
Ce moulin a ensuite commencé à être démoli par les allemands qui en faisaient des exercices de tir. Jusqu'en 1940, il y avait une toiture.
Propriété de Mr Pierre REULIER, ce moulin a fini d'être démoli vers 1960 pour permettre l'accès au bois.
Sa situation peut surprendre, mais à l'époque, il était situé sur une voie de communication qui allait de Chemillé à Cernusson en passant par le Préneau.

 

"Un matin de Germinal

Jusqu'au moulin là-bas, figé dans le brouillard,
La rivière charrie ses rouleaux de printemps ;
Mais les frênes penchés sur ce cours éclatant
Bruissent, ce matin lourd, d'une sourde complainte,
Emplissant tout le val de frémissantes craintes
Jusqu'au moulin là-bas, figé dans le brouillard.
 
La roue a lancé là son tourniquet gracile ;
Grinçante manivelle et ferraille crissante
Déchirent le silence où la rivière chante
Dans ce matin brumeux inondant le plateau.
Au moulin délaissé au pied de son coteau
La roue a cessé là son tourniquet fébrile.
 
Des hurlements soudains étreignent la vallée.
Sans leur père ou l'époux qu'on traite de brigands,
Des femmes, des enfants, hirsutes bousculés,
Encerclés, offensés par des Bleus conquérants,
Surgissent effarés au milieu du sentier
Où le sabre et le feu vont les exécuter.
 
Devant les corps meurtris qui lentement s'abattent,
Un bleu a demandé le salut des enfants.
Sous les ordres confus, deux petits en tremblant,
Les mains jointes, priant, rejoignent les tambours,
Laissant leurs mères nues et privées de secours,
Au grand soleil d'avril, lumineux, écarlate.
 
La guerre a déployé sa colonne infernale ;
La terreur a jeté ses hommes et ses armes
Contre ces coeurs blessés, ces innocentes larmes.
Le Lys a rougi là du sang de ses enfants,
De leurs mères en pleurs devant les Bleus hurlant,
Un beau matin d'avril, au temps de Germinal.

Gérard BOUSSION, Avril 2013


La légende du Carrefour Maudit


"Le carrefour maudit est situé à l'intersection du chemin de la Tirée et du chemin du champ des Martyrs."

Reportons-nous plusieurs siècles en arrière, imaginons ce carrefour de chemins creux bordés de haies qui se rejoignent en voûtes. En ce carrefour une grange avec de la paille à l'intérieur, une grange ou plutôt une loge construite sur un endroit rocheux où vraisemblablement on avait extrait de la pierre, une espèce de carrière.

Cà et là aux environs quelques bergères gardent leurs troupeaux.
Des jeunes gens de la région avaient pris l'habitude de se retrouver dans cette grange avec les bergères, c'était un peu dérangeant pour la morale de l'époque.
Mis au courant de ces rencontres, Mr le Curé du haut de la chaire interdit la fréquentation de ce lieu de perdition.

C'est alors que, bravant l'interdiction, le soir même de ce dimanche les jeunes se sont rendus à ce carrefour. Ils ont bu, chanté, dansé, ils se sont aimés dans la paille. Alors, les éléments se sont déchaînés autour d'eux, l'orage, la pluie, une tornade a balayé la toiture de la grange, le feu est tombé. J'ai même entendu dire que certains avaient été emportés par le diable.
Depuis c'est le carrefour maudit.
On ne connaît pas l'origine de cette légende arrivée jusqu'à nous par transmission orale. Elle peut donc avoir subi des variations. On peut toutefois supposer une histoire brodée sur un fait divers tragique du XVème siècle car les noms de lieudits n'ont pas été donnés au hasard.


Notre Dame du Lys

Son histoire                                                           

C'est l'été 1944 : Mr LECLERC et Mr BOUVET Arsène, instituteurs, se promènent sur les bords du Lys. Soudain, ils sont surpris par un violent orage. Se mettant à l'abri sous ce rocher, ils décident d'y mettre une Sainte Vierge.
Depuis son arrivée à Montilliers, Mr BOUVET rêvait d'installer une Sainte Vierge dans ce secteur, il avait pensé à un arbre, mais l'orage en fit décider autrement. Déjà, des fonds avaient été collectés à la crèche où les enfants se faisaient une joie de faire dire merci à l'ange.
La statue a été achetée par Mr HUDON qui se trouvait en déplacement à Malicorne. Mr BEAUMONT a construit l'autel, et Mr DAVID  a offert la grille. 
Cette grotte a été bénie par le Père CATHELINEAU au départ du Curé MALSOU avant l'arrivée du Curé RENAULT en 1947.
La croix au-dessus de Notre Dame du Lys a été donnée par la famille TARDIF, celle-ci était dans la cour près de  leur cave.
Depuis cette date, un certain nombre d'actes de vandalisme ont eu lieu, saccageant croix et statues. Plusieurs remises en état se sont succédées. Une autre grille avait été posée, des rosiers avaient été plantés au pied de l'autel de la Vierge Marie. Plusieurs croix du SACRE COEUR ont été offertes par Mr BOUVET mais ont également disparues.
Récemment avec la volonté de conserver ce lieu de pélerinage ou de recueillement en pleine nature, l'association de l'Amicale des Anciens Elèves de l'Ecole St Joseph, ses bénévoles et des entreprises locales, ont souhaité remettre en état ce petit sanctuaire. La croix et son socle ont été complétement reconstruite, l'autel d'origine porte une nouvelle statue en fer et scellée pour qu'elle ne soit plus cassée. La grille a été dérouillée et repeinte.
Le 5 Septembre 2015, une inauguration a eu lieu ainsi qu'une bénédiction par l'abbé Augustin N'DIAYE.


Notre Dame de la Paix

Notre Dame de la Paix est l'une des deux statues, avec le Christ Roi situées réciproquement, l'une sur la place, l'autre dans l'église St Hilaire que le maire, Louis GRANGEREAU a donné en offrande en 1945, au retour du dernier prisonnier, pour remercier le ciel d'avoir préservé les habitants des désastres de la guerre.
"Notre Dame de la Paix, écrit Louis GRANGEREAU, Mère de Dieu et notre Mère, en ce jour où Montilliers célèbre la fête de la reconnaissance, et au soir de ma carrière, comme Maire, je suis heureux et fier de consacrer à votre Coeur Immaculé tous mes concitoyens, la commune de Montilliers tout entière. Cet acte sera pour moi un des plus beaux jours de ma vie.
Ce que vous gardez est bien gardé. Gardez donc notre petite Patrie. Protégez-la toujours, que l'union la plus parfaite y règne sans cesse. Donnez la paix à nos coeurs, dans nos foyers.
Sainte Marie, priez pour tous les habitants de cette commune, maintenant et à l'heure de notre mort. Reine de la Paix, bénissez-nous ! Ainsi soit-il !".
Initialement érigée près du café, face à l'église, dans un jardinet de l'autre côté de la nationale Montilliers-Angers. La statue a été déplacée dans les années 1990 près du monument aux Morts. En effet, une route communale a remplacé le jardinet pour mieux desservir le centre bourg.

ON PEUT LIRE UNE PLAQUE A PROXIMITE

"Ce monument est érigé en reconnaissance à la Vierge après le retour des prisonniers de la guerre 1939-1945. Sur 51 prisonniers de Montilliers, un seul est décédé en captivité.
Ce monument bénit le 30 août 1945 a été offert par M.Louis GRANGEREAU, maire de la commune (1933-1946) avec l'aide du clergé et des paroissiens. Malade, il ne peut assister à la cérémonie. Il écrit, pour cette bénédiction une prière solennelle de consécration de la commune de Montilliers au Coeur Immaculé de Marie. Le même jour, une statue du Christ-Roi est offerte pour le maître autel de l'église paroissiale et bénite dans les mêmes circonstances "Règnez avec votre bonne Mère, sur notre Pays, sur le monde tout entier. Protégez et gardez Montilliers, aujourd'jui, demain et toujours".
Primitivement élevée en face de l'église sur cinq anciens rouleaux de battage en granit, la statue de Notre Dame de la Paix a été déplacée en ce lieu du fait de l'urbanisation."




 




Notre Dame de l'Assomption

Au retour de Mission du 11 au 18 février 1951.
En procession du bourg au Puits au Moines, Notre Dame est portée et érigée sur un terrain gracieusement offert par Arthur BESNARD.
Elle est bénite lors d'une fête paroissiale splendide.
 
Le 3 Septembre dernier, l'Association de l'Amicale St Joseph organise un pélérinage à notre Dame de l'Assomption.


Le Four à Pain

Situé à l'intérieur des dépendances de l'ancien presbytère, l'ensemble a été rénové dans les années 2010. Aujourd'hui appelé le Mille Pattes, il accueille également la périscolaire : le Mille Pattes et le R.A.M, (Relais Assistantes Maternelles) ; et la bibliothèque le Mille Pages. Le four à pain : "Le Mille Feuilles" se trouve entre ces deux bâtiments.

En état de marche, dans une salle rénovée à l'ancienne dans les pures traditions de murs enduits à pierres vues et sol en tomettes, il peut être utilisé par les associations pour leur manifestation. Renseignez-vous en mairie.


La Gaucherie aux Dames

Elle se situe sur la route de Vihiers à Thouarcé, sur la D120.
Ici existe le Pont de la Gaucherie ou Le Petit Pont Perdu dans les Prés.
Ce pont fait partie du domaine privé des propriétaires de la Gaucherie. Il pose une énigme : il ne dessert aucun chemin répertorié dans les cadastres.
Constitué d'une seule arche en anse de panier qui s'appuie sur deux culées, il devait comporter au départ des parapets, donc il ne devait pas être utilisé pour le passage de charrettes.
Par la suite les parapets ont-ils été enlevés pour élargir le passage et permettre le passage de charrettes ? Nous pouvons le supposer.  Ce pont mériterait d'être sauvegardé .... Comment ?....
Quelques mots sur la Gaucherie aux Dames...
L'origine du mot, sous toute réserve, provient peut-être du verbe "gaucher" qui signifie " patauger dans la boue". Quant à la seconde partie, il faut voir ici la façon qu'avaient les anciens de dénommer un lieu soit par ses caractéristiques géographiques ou physiques mais aussi par le nom ou la qualité de ceux qui le posséde, sans l'habiter forcément : Gaucherie aux Dames...
Rappelons qu'au moment de la révolution, la Gaucherie était la propriété de Mr  de Jousselin, ancien colonel. Il fut arrêté et condamné à mort parce que son fils Louis Charles Emmanuel avait suivi l'armée Catholique et Royale. Il fut exécuté le 6 Ventôse (24 février 1794) à Angers. Dans le livre "Le Lys dans la Tourmente" de Gérard Boussion, que chaque famille a reçu en 1994, vous trouverez une reconstitution du château et des faits historiques concernant cette famille.
Aujourd'hui, à la Gaucherie, vit deux foyers, dont un par Mr Hauville et Mme Ott qui en ont fait un gîte rural de France et chambres d'hôtes.


Les Calvaires

Nous sommes devant l’oratoire de la Faverie, Notre Dame de Lourdes nous accueille.
Nous y voyons quelques dates 1955-1956-1958-1959.
Quelques explications ont été données oralement, mais l’important n’est pas tant dans le détail des faits, mais dans la foi bien enracinée en chacune des personnes qui ont pris part à ce projet auprès de Notre Dame de Lourdes.
Le socle a été construit sans doute par Jean Beaumont, maçon local.
Les voisins se seraient cotisés pour la construction de ce monument qui était sur le terrain de la famille AUDUREAU, aujourd’hui propriété de l’Association de l'Amicale St Joseph.
Une statue de Notre Dame de Lourdes aurait été rapportée d’un pèlerinage à Lourdes.
A l’époque, la bénédiction fut assurée par le Curé RENAUD.
Les ex votos de remerciements exposés sont le résultat de grâces obtenues, la rémission d’une maladie, d’aide dans les difficultés de nos familles. Notre Dame a su entendre les prières et supplications à son égard. Le Père Louis-Marie Grignion de Montfort disait :  "Allons à Jésus par Marie". Nos ainés ont su montrer le chemin.
Plus tard, traditionnellement et annuellement, le dimanche après-midi des cérémonies des communions, le chapelet officié par l’Abbé MARIET, autour de Notre Dame de la Faverie clôturait ces journées. Les dernières générations montéglésiennes des années 1970-1980, s’en souviennent encore.
Récemment par de multiples nettoyages et restauration du site, les bénévoles de l’Amicale St Joseph redonnent une nouvelle jeunesse à Notre Dame de la Faverie. Ce fut l'occasion d'une nouvelle bénédiction le 26 août 2017, par l'Abbé Augustin Ndiaye.


Le Monument aux Morts

Caractéristiques

Architecture civile

Pilier commémoratif
Obélisque sur socle
  • Ornements

Ornements religieux

Croix latine

Ornement végétal

Couronne de lauriers

  • Autres éléments

Entourages

Entourage avec obus

Obélisque sur socle

Matériaux

Calcaire

Commémoration des 100 ans de l'armistice de la Guerre 14-18 le 11 novembre 2018

ON PEUT LIRE SUR LA PLAQUE A PROXIMITE

"Ce monument est élevé à la mémoire des morts de la guerre 1914-1918 par la mairie avec l'aide d'une souscription lancée auprès des habitants. Après une délibération du 25 janvier 1920, la conception de cette stèle est confiée à l'architecte angevin des Monuments historiques Ernest BRICARD. Elle est ensuite taillé et construite par l'entreprise ROUCHER-DAVY de la Fosse de Tigné.
45 noms sont gravés dans la piere calcaire de Lavoux au titre de la Grande Guerre ; 3 noms sont ajoutés pour la guerre 1939-1945 et 1 pour la guerre d'Algérie.
Initialement prévu dans le cimetière, ce monument finalement élevé sur la place publique à la particularité de porter une croix chrétienne, alors que la loi républicaine désapprouvait ce choix en dehors des cimetières.
Avant celui-ci, un mémorial en bronze, conçu par le même architecte et offert par M. REGOIN, maire et M.BOUIN, tous deux propriétaires de Tirpoil, est inauguré danns l'église paroissiale, le 25 novembre 1920, lors d'une cérémonie solennelle."